Prévenir efficacement les troubles de la déglutition chez la personne polyhandicapée impose une installation confortable garantissant la flexion de son cou et une modification des textures adaptée à ses capacités. Ces deux pistes de travail indispensables à la santé et au plaisir de la personne accompagnée sont complexes et nous contraignent à se libérer de certaines représentations.
La sexualité des personnes en situation de handicap reste marquée par des représentations réductrices, des silences, des tensions éthiques et professionnelles. Cette conférence propose dans un premier temps de clarifier ce que recouvre la notion de sexualité et les éléments qui l’influencent.
Elle proposera trois entrées complémentaires : le cadre juridique et normatif qui entoure aujourd’hui la sexualité, et notamment pour les personnes en situation de handicap qui sont accompagnées en établissement ; les paroles et expériences des personnes directement concernées, issues de recherches et de démarches participatives ; et enfin les points de vue des professionnels de terrain et des responsables associatifs, à travers l’analyse de leurs discours, de leurs dilemmes et des contraintes institutionnelles.
L’objectif de cette conférence est d’ouvrir un espace de réflexion critique et située, permettant de penser la sexualité comme un enjeu à la fois personnel, relationnel, professionnel et politique, et d’outiller les acteurs pour dépasser les approches uniquement protectrices ou normatives.
Côté soignants, 95 % des maladies professionnelles reconnues dans le secteur du sanitaire et médico-social sont liées à des TMS, engendrant 160 millions d’euros de cotisations chaque année. Plus de 2,3 millions de jours de travail sont perdus du fait des arrêts de travail, soit l’équivalent de 10 800 emplois à temps plein, dont plus de 60 % sont en lien avec le mal de dos. La première cause ? Le port ou transport de charges et de personnes dans 46 % des cas. (source Ameli)
Coté résident, l’entrée en institution peut, dans certains cas, entraîner une perte accélérée des capacités fonctionnelles (Dépendance Iatrogène Evitable), liée à une évaluation initiale insuffisamment précise, à une sollicitation inadaptée dans les activités de la vie quotidienne et à un environnement parfois peu stimulant.
Cette problématique est particulièrement marquée lors du passage d’un établissement de l’enfance à un établissement pour adultes, où la rupture de la continuité des accompagnements et la diminution des moyens humains et organisationnels peuvent accentuer la perte d’autonomie.
Dans ce contexte, les soignants ont un rôle central à jouer comme acteurs du maintien des capacités du quotidien.
Mieux formés et informés des capacités fonctionnelles des résidents, ils peuvent favoriser le «faire avec» et le «laisser faire», contribuant ainsi à la préservation de l’autonomie et à la libération du temps soignant.
La mise en œuvre concrète de cette dynamique repose sur une réorganisation des soins. Elle passe par la coordination, assurée par le kinésithérapeute coordonnateur, de l’ensemble des rééducateurs et réadaptateurs, afin d’accompagner et former les équipes sur le terrain, sécurisant des pratiques plus efficientes et adaptées aux capacités des résidents.
Cette approche bénéficie à la fois aux résidents, par le maintien ou l’amélioration des capacités fonctionnelles, et aux équipes, par la réduction de la pénibilité, notamment via la diminution de la lourdeur mais aussi du nombre des manutentions.

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